Et si c'était lui ? Après tant de "sauveurs du rock" encensés par le NME, mais finalement trop éphémères, l'Angleterre tient peut-être enfin le bon. Comme par hasard, il vient de Liverpool, et rappelle un certain John par son apparence.
Come closer part d'entrée à l'assaut, avec une basse simple et propre (une dizaine de notes tout au plus!), son riff agressif de guitare, et son refrain sans parole, fait de "aaah, oohoh".
On tombe amoureux de Rearrange dès les premières notes de guitare glissée, et son refrain s'installe pour longtemps en tête. Incroyable, ce don qu'ont les Anglais pour composer de telles pépites...
C'est cependant à la troisième plage que l'on comprend que Kane est un client sérieux. My fantasy est un hommage glam rock aux mythiques T. Rex (la ressemblance avec la voix de Mark Bolan est bluffante), et la montée sur le dernier couplet est lumineuse. Je paye un verre à celui qui reconnaît la "célébrité" qui assure les chœurs, que je n'aurais même pas remarquée si je ne l'avais pas lu... Un indice sur vos écrans : il vient de la même ville que Bolan, non loin de Liverpool !
Le duo est bien plus clair sur Happenstance, avec le chant 60s de la comédienne Clémence Poésy, alors que Quickstand est une cousine de Rearrange, tout aussi pop. Complétement incroyable, ce don qu'ont les Anglais pour composer de telles pépites!
Inhaler est une allusion au traitement que doit prendre Kane, souffrant d'asthme, et non à la drogue. Pour une fois, cela méritait d'être souligné...
Take the night from me complète la trilogie pop de l'album et calme un peu le jeu, avec une originale mandoline ! Celle-ci se marie aux accords légers du clavier sur le refrain, donnant au tout un rythme presque ternaire. Telepathy et Better left invisible sont toutes deux dans le style Dead 60s, ou surtout The Last Shadow Puppets (groupe formé par Kane et Alex Turner des Arctic Monkeys qui avait été encensé par la critique), mais c'est la dernière plage, Colour of the trap, qui laisse une forte impression. Cette fois à l'aide de cordes, Kane se frotte à nouveau à T. Rex, le début me rappelant un peu Life's a gas.
Quelqu'en soit la couleur, on se jette volontiers dans ce piège tendu par Miles Kane. A seulement 25 ans, le Scouser associe les références au passé à une pop qui, même si elle ne révolutionne pas la musique moderne, frappe par son élégance et sa simplicité.
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